brouilleur jammer

«Il va surtout s’agir d’un outil de dissuasion même si c’est mieux que rien», observe Philippe Tournier, secrétaire général du Snpden-Una, principal syndicat de proviseurs qui critique cet objet, lequel n’est «pas un chef d’œuvre de discrétion avec toutes ses antennes». Certains proviseurs ont ainsi eu l’impression l’an dernier de «jouer à Star-Treck»! La plupart sont restés dubitatifs. Si ce système peut être utile lorsque le surveillant suit un lycéen se rendant aux toilettes, il est revanche difficile à manier pendant l’examen puisque le fameux détecteur ne permet pas de savoir quel candidat au bac a allumé son portable. «Nous n’allons pas interrompre toute une épreuve sous prétexte qu’un portable est allumé»,brouilleur gps voiture observe le proviseur. Et l’élève peut, lors d’une visite aux toilettes, se contenter d’utiliser une antisèche papier préparée à l’avance…

En janvier 2017, les militaires organiseront des exercices lors desquels les spécialistes de l'armée s'entraîneront à déployer ces nouveaux équipements, à dépister des sources de signaux, à les neutraliser et à brouiller les systèmes de communication de l'ennemi fictif.

Le système mobile de lutte radioélectronique Krassoukha-4 est destiné à faire face à des radars terrestres et aériens — y compris les systèmes AWACS. Cet appareil peut bloquer le fonctionnement de tout radar existant dans un rayon de 300 kilomètres. Qui plus est, le bruit créé par le Krassoukha-4 neutralise les systèmes de commande et de communication des drones.

Les équipements du Krassoukha trouvent des sources de signaux radioélectroniques, établissent brouilleur leur diapason et leurs coordonnées, puis son système coupe efficacement le signal. Les livraisons des systèmes Krassoukha à l'armée ont débuté en 2012. Les Krassoukha-4 sont produits à Briansk sur la base du châssis de KamAZ à quatre axes. Un système consiste en deux véhicules transportant des équipements spéciaux.

 Nous ne pouvons pas simplement s'asseoir et ne rien faire quand les prisonniers eux-mêmes la contrebande de téléphones dans les prisons et on nous dit les brouilleurs de téléphone sont illégales ", a déclaré Seretse .

Les sonneries intempestives de téléphones au beau milieu d’une séance de cinéma ou d’un concert, bientôt plus qu’un mauvais souvenir? C’est ce qu’espère en tout cas Patrick Devedjian, ministre délégué à l’Industrie. Le 10 octobre, il a pris un arrêté autorisant l’installation de "brouilleurs" pour rendre les téléphones mobiles inopérants dans les salles de spectacles et de cinéma.

Il met fin à plus de trois ans de flottement. Car la loi du 17 juillet 2001 (portant diverses dispositions d’ordre social, éducatif et culturel) autorise ce type d’interférences, «tant pour l’émission que pour la réception (...) dans l’enceinte des salles de spectacles». L’Autorité de régulation des télécoms a ensuite rendu une décision pour «définir, sur le plan technique, les conditions réglementaires d’utilisation de ces appareils». Cette décision, transmise fin juin 2003 au ministère de l’Industrie, devait encore être homologuée pour pouvoir être appliquée.

C’est ce que vient de faire Patrick Devedjian, soucieux de «l’effet désastreux» que les sonneries de mobiles pouvaient «avoir sur les recettes [des exploitants de cinéma] et donc sur l’équilibre du film», a-t-il déclaré au micro de France Info. L’installation de tels équipements de filtrage ou de Brouilleur Portable sera du ressort des salles de cinéma, de théâtre et de concerts, a-t-il précisé. Rappelons que depuis le 9 septembre 2002, la loi d’orientation et de programmation pour la justice autorise aussi les brouilleurs GSM dans les prisons.

La cerise sur le gâteau pour les salles de cinéma

Dans un communiqué, le ministre rappelle toutefois deux principes, auxquels salles de spectacles et fabricants ont l'obligation de se soumettre. D’une part, «les brouilleurs ne doivent pas causer, à l’extérieur de la salle, de détérioration du taux de réussite des appels». D’autre part, leur «implantation ne doit pas faire obstacle à l’application de la réglementation applicable aux appels d’urgence».

Cette mesure ravit Jean Labbé, président de la Fédération nationale des cinémas français. Sur les ondes de France Info, il s’est félicité de cet arrêté, qui est «l’aboutissement d’une longue demande [de la part de] salles extrêmement diverses, qui vont de la grande à la petite exploitation». Pour lui, «l’autorisation du brouilleur wifi, c’est un peu la cerise sur le gâteau», après les efforts et les investissements consentis pour améliorer le confort des salles.

D’autres sont loin de partager cet enthousiasme. «C’est un peu radical comme décision», explique à ZDNet l’un des trois opérateurs de téléphonie mobile. «Ces coupures risquent de poser des problèmes en termes de sécurité et d’appels urgents». En 2001, lors de la consultation de l’ART sur la question, tous les opérateurs avaient demandé, en vain, le retrait de cette mesure.

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By jingbusky
Added Aug 22

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